Le mot du Président

Depuis longtemps j'ai pris conscience de la difficulté du cyclisme sur route, exigeant physiquement et psychiquement. Depuis quelques années je connais la difficulté infernale à organiser une course par étapes. Le col à grimper monte un peu plus chaque saison dans les lacets de la finance et des règlements.
Il faut boucler le budget alors que le cyclisme, par la faute de quelques coureurs irresponsables, devient de plus en plus difficile à vendre.
Et puis il y a ce premier Mai 2010, une foule énorme, passionnée, en haut des pavés de Dinan la belle, fidèle comme tant d'autres villes Bretonnes.
L'ondulation de la foule porte Franck Bouyer jusqu'à la ligne blanche de l'arrivée. Coureur heureux qui en termine avec deux années de galère, coureur sympathique, dévoué, appliqué, dont la victoire finale auréole le palmarès du Tour de Bretagne. Un succès sportif et populaire qui nous encourage et nous aide dans notre mission.
Je dis bien mission, puisque ceux qui nous font confiance attendent le meilleur de notre organisation.
Les coureurs, évidemment, puisqu'ils écrivent les pages quotidiennes de l'épreuve, nous les respectons en choisissant au mieux les parcours où ils peuvent exercer leur talent.
Mais aussi les spectateurs, public passionné, les sponsors, souvent fans de vélo, les institutions, toujours solidaires, les bénévoles et tant de gens encore qui nous donnent le courage de continuer pour que vive le cyclisme, là où il est le plus grand, le plus beau : en Bretagne.