Ce n’est pas un lundi comme les autres, mais non ne parlons pas du temps et de son arrosoir qui sont pris d’affection tenace pour notre Bretagne, ce n’est pas un lundi comme les autres parce que c’est le début d’une semaine de vélo, celle du Tour de Bretagne.
Là-bas à Vannes, au stade de la Rabine, l’agitation tranquille des mises en place efficaces commence son ballet, sorte de chorégraphie moderne, de gens responsables, d’automobiles bariolées, puis gens pressés, drapeaux flottant au vent, solennelle magie du Tour de Bretagne prêt à l’envol.
De la course, on murmure, qu’elle sera belle, c’est l’espoir annuel des suiveurs, des coureurs, du public et même d’un président qui n’apprécie pas les parapluies. La course devrait être belle ( le conditionnel conditionne le futur par prudence) parce que le parcours est à la hauteur de l’évènement, parce que le plateau apparaît solide et homogène : les références sont fidèles Rabobank, Quick Step, forte présence des Bretons dont ceux de Bretagne Schuller en jolie forme cycliste depuis le début de saison, puis de belles surprises à voir évoluer, deux équipes nationales (Australie, Grande Bretagne)
L’édition 2012 se fait aussi un réel plaisir d’accueillir le vainqueur du Tour de Bretagne 2011 : Peter Kusztor, vainqueur attachant par sa convié, son efficacité, son intelligence, sa clairvoyance en course. Il est agréable de le voir au départ, le suivre sur les pentes de Mur de Bretagne n’est pas pour noue déplaire, d’autant qu’il se montre à l’avant des classements depuis Paris Troyes en Mars dernier.
Pirmin Lang l’accompagne sur les routes bretonnes comme lors de la dernière édition. Ce coureur courageux se classe à la première place des résultats du Team Atlas en 2011 grâce à une régularité exemplaire.
Peter Kusztor pense-t-il au doublé ? Peut-être mais de Vannes à Dinan ce ne sont pas des embauches qui l’attendent, ce sont de véritables obstacles à surmonter.
L.M.