En vain, l'écrivain sans idée dit : « Que dire que je n'ai dit ni écrit céans sur Dinan ». La belle affaire ! Pose ta plume d'oiseau Lyre, ami des lettres et regarde autour de toi les images animées du cinématographe de l'histoire. Vois Rivallon le Rouge, croisé de Palestine, revenir sain et sauf pour élever l'église Saint Sauveur. Ecarte toi voici Bertrand Duguesclin , bon ! C'est vrai tout le monde sait qu'il a brillamment résisté aux Anglais (tout de même quelle pâtée il leur a mis à Dinan), et ce combat singulier place du champ clos face à Thomas de Cantorbery ! C'est du grand spectacle historique, d'autant plus qu'il a encore vaincu l'adversaire. Aujourd'hui quand on arpente les remparts on sent frémir la cote de maille du héros.
Plus loin l'ombre de deux jeunes hommes se faufile malicieusement le long du couvent des bénédictines devenu collège, deux collégiens qui deviendront célèbres : Chateaubriand et Surcouf.
Le charme de l'histoire demeure apparent dans ces ruelles restaurées, parmi les maisons aux pignons aigus, aux porches de bois. Venir ici, c'est ouvrir le grand livre vivant de la renaissance puis passer au chapitre suivant en laissant l'imagination folâtrer dans la vielle ville.
C'est beau à voir, à caresser du regard, mais c'est mieux aujourd'hui. Imaginez qu'en 1800 le maire exaspéré, frappe du poing et menace de sanction tout citoyen inconvenant qui jettera par la fenêtre « eau, urine, et toutes matières fétides ». N'est-ce pas que le progrès a du bon et moins d'odeur que...les matières fétides !
Revenons à notre écrivain public au cœur pacifique, en ce 1er Mai qu'il reprenne la plume, le Tour de Bretagne revient à Dinan, une belle histoire de fidélité à conter. Il faut bien avouer, sans froisser personne, que cette montée sur les pavés vers l'arrivée est l'une des plus belles en Bretagne.
L.M.