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Kasperkiewicz en balade irlandaise

29/04/2017
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Le Polonais Przemyslaw Kasperkiewicz, 23 ans, membre de l'équipe irlandaise An Post-Chain Reaction, a remercié Sean Kelly de lui avoir permis de remporter une étape à sa troisième participation au Tour de Bretagne tandis que Maxime Cam (Côtes d'Armor-Marie Morin) a remercié son frère Florian (sélection de Bretagne) d'avoir contribué à la réussite de l'échappée qui l'a porté à la première place du classement à la suite de Flavien Dassonville qui a renoncé à défendre son maillot blanc à bande verte.


« Sur le papier, l'étape n'avait pas l'air très dure et tout le monde s'attendait à une arrivée au sprint, a commenté Kasperkiewicz, parvenu en solitaire sur la ligne de Saint-Pern. Mais après dix kilomètres, on a vu que le vent fort pourrait favoriser une échappée. Donc nous sommes allés de l'avant avec mon coéquipier Damien Shaw. Je ne suis ni le meilleur sprinter, ni le meilleur grimpeur donc pour gagner, je dois sortir d'une échappée, ce que j'ai réussi à faire aujourd'hui. Je suis très heureux. Je remercie mon équipe et ses dirigeants, Sean Kelly, Kurt Bogaert, Nico Eeckhout, Neil Martin, ils ont toujours cru en moi. »

Loquace, le Polonais a ajouté : « C'est ma première victoire en deux ans, et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir souvent essayé. Il y a deux ans, je me souviens avoir failli gagner une étape ici, et l'an passé, j'avais roulé pendant six jours en tête de peloton pour mon coéquipier de Klein Constantia Frantisek Sisr qui avait fini deuxième au général. J'aime cette course. On sent un énorme soutien de la part des gens au bord de la route. Le Tour de Bretagne est la course la plus fameuse du niveau Pro Continental et continental, donc tout ce qui se passe ici est noté par les grandes équipes. C'est la plus grande victoire de ma vie. »

 
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L'année de son cinquantenaire, le Tour de Bretagne continue donc d'étonner. Qui eut cru, au départ de Saint-Gildas-des-Bois, que Maxime Cam, troisième au général, aurait quartier libre dans une échappée à six en compagnie de Kasperkiewicz et Shaw donc, de son jeune frère Florian, de Jérémy Cabot (Roubaix-Lille Métropole) et du Norvégien Anders Skaarseth (Joker-Icopal) qui s'est vite relevé d'une spectaculaire chute dans la traversée de Montauban-de-Bretagne ? Le coup est parti à mi-course après deux premières heures conduites à 46km/h sur des routes qui n'avaient rien de boulevards.

« Au début, je ne donnais pas beaucoup de chances de réussite à cette échappée, a expliqué Maxime Cam. Je n'avais pas envisagé de partir à six mais on s'est retrouvé sur une petite route gravillonneuse, j'avais peur d'une cassure donc je me suis lancé à l'avant, par chance en compagnie de mon frère (Florian) et nous voilà partis à six pour l'aventure. J'ai dit à mon frère que je me relèverais si on ne prenait pas beaucoup d'avance. Mais on a vite entendu un écart de 2'30'', qui est monté à 4'30'', et on m'a dit qu'Auber ne roulait plus. »

Flavien Dassonville a été victime peu après leur offensive d'une piqûre d'insecte à la jambe droite mais il n'invoque pas cet incident comme son renoncement à défendre son maillot de leader, arguant plutôt du manque de collaboration des autres formations. L'absence de réaction de Fortunéo-Vital Concept est plus étonnante.

« L'année dernière, je n'avais pas pu participer au Tour de Bretagne avec Fortunéo, a raconté Maxime Cam, redescendu chez les amateurs après une expérience pro de deux saisons. J'étais un peu déçu de ne pas avoir été sélectionné. Quand on est professionnel, on n'a pas beaucoup de courses à la maison, et en classe 2, c'était donc d'un niveau plus accessible pour moi. Je prouve là que c'est une course qui peut me convenir. En 2014, le Tour de Bretagne avait été très dur pour moi mais il m'avait débloqué pour faire une bonne fin de saison. Jamais je n'aurais pensé pouvoir porter ce maillot de leader. Cette année, je ne visais pas plus que ça le général, plutôt une victoire d'étape qui paraît compromise maintenant. Il va falloir se retrousser les manches. L'avance au classement est conséquente mais il faudra se battre jusqu'au bout pour défendre cette place. »

Jean-François Quénet

 
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