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Le cinquantenaire

02/03/2017
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Les pensifs penseurs nous disent que la nostalgie évolue entre plaisir et souffrance. Au regard des cinquante ans de notre épreuve, le plaisir nous ordonne d'oublier les quelques souffrances inévitables d'un âge honorable.


Les pensifs penseurs nous disent que la nostalgie évolue entre plaisir et souffrance. Au regard des cinquante ans de notre épreuve, le plaisir nous ordonne d'oublier les quelques souffrances inévitables d'un âge honorable. Le passé dépassé n'existe que dans l'esprit d'un genre humain témoin impuissant de la fuite du temps. Nous, organisateurs, intégrons la force du passé à la réalité du présent.

La naissance du Ruban Granitier fut joyeuse, l'adolescence un peu taquine, parfois laborieuse mais enthousiaste, puis le Ruban s'est déroulé de 1967 à 2005 avec efficacité, atteignant l'époque moderne dans une forme éblouissante.

De cette croissance au fil des saisons, on retiendra cette volonté de coller à l'évolution du cyclisme. Aujourd'hui, l'assise internationale du Tour de Bretagne résonne dans le monde du vélo comme une valeur sûre.

Certes, l'image de 1967 semble loin. Souvenez-vous ! C'est l'époque des vélos Peugeot équipés de freins « Mafac » et de dérailleurs « Simplex », les photos des quotidiens, les images de la Télé sont en noir et blanc, Gilbert Bousquet est au micro. Dans cette ambiance d'un autre temps, une poignée de pionniers heureux assistent à la victoire de Marcel Duchemin qui écrit, sans le savoir, la première ligne d'une belle histoire du cyclisme breton.

2017, un peloton de 150 coureurs représentant tous les continents, des équipes de bénévoles oeuvrant comme des professionnels, un village départ accueillant les partenaires, et l'image d'une épreuve incontournable exposée dans tous les médias, journaux, radios, télés (reportages et directs) ainsi que sur les réseaux sociaux. C'est le nouveau visage du Tour de Bretagne devenu la référence de sa catégorie.

Oui ! Le Tour de Bretagne a évolué, son image de papier glacé a remplacé la couleur sépia, le ton est devenu plus solennel, la course est montée en puissance, la victoire est moins accessible, le niveau international n'épargne plus les formations en demi-teinte, ici les coureurs viennent enrichir leur futur palmarès.

Nous souhaitons, évidemment, que ce cinquantenaire soit somptueux, que la course nous passionne, que les coureurs prennent du plaisir et de la grandeur, bref, que l'émotion collective soit intense et nous aurons une nouvelle fois rempli notre mission.