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Dassonville a pris du champ

26/04/2017
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À défaut d'être un super favori car les concurrents de cette catégorie sont plus difficiles à identifier au Tour de Bretagne qu'ailleurs, Flavien Dassonville, une des têtes d'affiche au lancement de l'épreuve à Rennes, a pris les commandes dès la deuxième étape, au terme d'une longue étape (202,7km) rendue particulièrement exigeante par les conditions atmosphériques changeantes en cours de journée.


Entre Saint-Launeuc et Saint-Pol-de-Léon, les coureurs ont tout enduré : froid, pluie, neige fondue, grêle... soleil aussi. Ils ont eu l'impression de passer par toutes les saisons, et à la fin, le vent, que l'on décrit souvent comme l'allié des hommes forts, a contribué à ce que Dassonville, le professionnel d'HP BTP Auber 93, tire profit de sa hardiesse en pays léonard. Vainqueur en solitaire, le voilà nanti d'une avance de 36 secondes au classement général sur son dauphin, le Belge Steve De Wulf, qui devient, à 19 ans, le meilleur jeune et l'un des espoirs à suivre, et de près de deux minutes sur la cinquantaine de coureurs composant la première partie du peloton.

« Cette victoire fait vraiment plaisir, s'est exclamé le lauréat du jour. C'est ma deuxième cette saison après la Roue tourangelle qui a été un déclic. Depuis, je suis plus libéré dans la tête et je prends conscience de mes progrès. On avait l'objectif de gagner une étape sur ce Tour de Bretagne. Il est déjà réussi mais on n'avait pas ciblé une étape en particulier. L'occasion s'est présentée. » 

 
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Il raconte comment il est sorti de l'échappée à onze qui s'est dessinée après que le peloton a passé la vitesse supérieure dans la longue montée vers Berrien, dans les Monts d'Arrée, condamnant le quatuor (Herman Dahl, Kristoffer Skjerping, Sean Bennett et Gaëtan Pons) qui ouvrait la route. « Je n'avais pas du tout prévu de partir d'aussi loin (à 20km de l'arrivée). Tanguy Turgis était dans ma roue. Je voulais remettre un peu de vitesse pour relancer l'échappée. C'était tendu avec le peloton. Le coureur derrière Turgis n'a pu suivre et on est parti à deux. Il m'a passé un relais et je l'ai attaqué tout de suite. Je l'ai fait à l'instinct, sans calculer. Le circuit final, assez sinueux avec pas mal de relances, favorisait une offensive. Seul, c'était quand même compliqué. Il y avait énormément de vent sur le circuit. Je me suis vraiment fait mal pour résister au groupe de derrière. »

En allant de l'avant assez tôt, Dassonville s'est débarrassé de deux autres coureurs qui avaient participé avec lui à Rennes à la conférence de presse des concurrents triés sur le volet : le Breton Elie Gesbert et l'Américain Neilson Powless. « Quand il est parti, j'ai pensé que c'était que c'était trop tôt, a concédé Steve De Wulf (Lotto-Soudal). Les autres coureurs n'étaient pas assez bons pour combler l'écart. Moi, j'étais fort, mais pas assez pour gagner. Je suis content d'être le meilleur jeune, je vais défendre le maillot mais cinq jours à tenir, c'est long ! »

Même son de cloche de la part de Dassonville à propos du paletot blanc à bande verte de leader au classement général : « C'est une bonne opération mais pas un cadeau pour mes coéquipiers. Il faut voir comment les adversaires vont réagir. Rien n'est acquis. »

 

Jean-François Quénet

 
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