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Nick Schultz, le plus français des australiens!

20/04/2016
crédit photo Wouter Roosenboom

Nick Schultz, le plus français des australiens, terminait l'an dernier à une bonne 22ème place au général compte tenu de sa préparation et des circonstances de course. Aujourd'hui, il nous raconte son histoire singulière de coureur australien venu en Europe pour vivre de sa passion.


Nick, appelé de dernière minute au sein de la sélection australienne sur le Tour de Bretagne 2015, comment s'est déroulé le début de course ?

Effectivement, l'année dernière j'ai été appelé dans la semaine avant la 1ère étape qui se déroulait le samedi. J'étais en vacances dans le sud de la France à Hyères avec quelques amis. Je n'étais pas prêt. Avec les chutes de Jack Haig et Robert Power lors des 2 premières étapes, on a vu qu'il serait difficile d'approcher les étapes à venir avec des ambitions spécifiques. Nous avons changé d'objectif en allant chercher des résultats sur les étapes plutôt que sur le classement général. Le niveau est tellement élevé et la difficulté du parcours tellement importante avec les routes étroites, la météo, etc.., que cela a été plus facile mentalement de ne pas avoir le classement général pour objectif principal.

 

Tu es arrivé à court de forme et on t'a vu de mieux en mieux au fil des étapes. Tu apprécies ce format de course sur 7 jours ?

Quand je suis arrivé en Bretagne, j'avais peur de ne pas avoir les jambes car j'avais pris quatre jours de repos dans la semaine précédant le départ. Par contre, au fil des jours, grâce à cette « fraîcheur », mes jambes sont revenues et je me suis senti de mieux en mieux. C'est la première fois que je participais à une course par étapes de 7 jours donc je ne savais pas comment mes jambes allaient s'adapter. À la fin de ce Tour de Bretagne 2015, je pense que je peux dire que « oui ! J'apprécie ce format de course sur 7 jours ».

 
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Tu parlais du niveau des concurrents et de la difficulté du parcours. Comment est perçu le Tour de Bretagne au sein des équipes que tu as fréquentées ?

Le Tour de Bretagne est vraiment réputé par toutes les personnes avec qui j'ai pu discuter, que ce soit en amateur ou en continentale. Au niveau de l'organisation c'est vraiment le top ! Les villages « départ » sont super et je pense que ça aide les coureurs à avoir le moral avant les étapes. Ce que j'ai trouvé le plus impressionnant l'an dernier est le nombre de spectateurs. Même s'il a fait très froid et que le temps était pluvieux, il y avait vraiment beaucoup de monde au bord des routes !

 

Pourquoi avoir quitté l'Australie pour venir en France ?

Après mes années juniors, je voulais venir en Europe car c'est là que se déroulent les plus belles courses. Le CR4C Roanne est l'équipe qui m'a répondu favorablement et m'a donné une place dans l'équipe. Je suis arrivé sans aucune idée sur la manière dont se déroulaient les courses en France ou tout simplement de la vie qui m'attendait... J'ai mis beaucoup de temps à m'adapter mais avec l'aide de la grande famille qu'est le CR4C Roanne ce fut possible.  Après trois belles années avec le CR4C Roanne, j'ai changé d'équipe pour la formation SEG Racing Academy basée en Hollande. L'équipe est très internationale avec un objectif de développement et de progression. Le programme de courses est composé principalement de classes 2 de niveau international. Je veux progresser au maximum avec pour objectif de passer professionnel.

 

Comment s'est passée ton intégration au sein de la SEG Racing Academy?

Cela s'est très bien passé. Je suis arrivé en Europe début février pour un stage de 12 jours en Grèce, à Loutraki. Là-bas, il y avait toute l'équipe (encadrement et coureurs). Tout le monde a été très sympa et l'entente était vraiment bonne. La langue de l'équipe est l'anglais, il n'y a donc pas eu de soucis de ce côté-là.

Quels sont tes objectifs principaux pour cette saison 2016 ?

Tout d'abord, être constant avec de belles performances et de bons résultats. J'espère faire partie des protagonistes pour les courses par étapes du printemps avec bien sûr, le Tour de Bretagne. J'aimerai qu'à la fin de l'année 2016 je puisse me dire que j'ai progressé et continuer dans ce beau monde du vélo.

 

Propos recueillis par Yann Corollou pour tourdebretagne.bzh

Crédits photos : couverture - Wouter Roosenboom / article : Nick Schultz