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Loïc Vliegen : "Je suis en bonne forme!"

3/04/2016
Loic vliegen

Loïc Vliegen, vainqueur en costaud de la dernière étape du Tour de Bretagne 2015, est réputé pour sa force et son opiniâtreté sur le vélo. En dehors, ce sont une gentillesse à toute épreuve et une disponibilité incomparable qui le caractérisent. Il nous a accordé un peu de temps en pleine préparation des Classiques. Portrait de ce futur grand du cyclisme mondial.


Loïc, tout d'abord, comment vas-tu après ton opération du cœur à l'intersaison ?

Je me sens très bien, mon problème congénital au cœur est désormais derrière moi... Maintenant je récupère toutes mes capacités physiques, je sens une belle amélioration du point de vue de la récupération. 

Ce problème créait un déficit d'oxygène dans tes muscles. Le 1 mai 2015, tu as donc gagné cette étape, pris le maillot du meilleur jeune et la seconde place du général, avec une « cylindrée » inférieure à ce qu'elle aurait dû être réellement ?

Tout à fait ! J'ai terminé ce Tour de Bretagne 2015 au caractère. Je pense que je gagne cette dernière étape au mental et non avec les jambes. Qu'est-ce que ça aurait pu être en ayant subi l'opération plus tôt ! (rires)

Lorsque tu attaques à 2 tours de l'arrivée à LIFFRÉ, te vois-tu détrôner Sébastien Delfosse ?

Non pas vraiment. Je pensais que la victoire au classement général n'était plus possible. Je roulais pour essayer de gagner l'étape après avoir fait quelques petites places d'honneur les jours précédents mais je n'ai jamais pensé à prendre le maillot du classement général. 

Tu es désormais pro au sein de la BMC Racing, quel regard portes-tu sur tes années d'apprentissage?

J'ai intégré l'équipe BMC Development lorsque j'étais deuxième année espoirs. Je n'aurai pas pu avoir meilleur encadrement pour progresser d'année en année. BMC Development nous proposait vraiment un beau programme notamment avec le Tour de Bretagne auquel j'ai participé 2 années de suite.

On te compare déjà à l'un de tes leaders, Philippe Gilbert que tu côtoies régulièrement.

C'est plutôt flatteur mais Philippe Gilbert est un très grand champion, autant sur le vélo que dans la vie quotidienne. Je suis professionnel et de plus, dans une très bonne équipe. Mais le chemin est encore long, très long ! Il y a encore énormément de travail pour avoir ne fusse que 20% de son palmarès !

Qui vois-tu réussir sur la 50ème édition du Tour de Bretagne au sein de la BMC Development ?

La composition de l'équipe a fortement changé par rapport à l'année dernière. Mais je pense que Nathan Vanhoydonck, Lucas Spengler ou encore Bas Tietema peuvent rouler pour gagner sur cette cinquantième édition.

Un petit mot pour commenter le plateau de ce Tour de Bretagne 2016. Que penses-tu de l'absence de certaines équipes professionnelles françaises qui ne participent pas à une épreuve formatrice comme le Tour de Bretagne ?

Je ne connais pas exactement leurs programmes de courses mais s'ils ont l'occasion de s'aligner sur le Tour de Bretagne, ils doivent le faire car c'est une organisation qui mérite le détour contrairement à d'autres courses d'un niveau supérieur.

Justement, comment est perçu le Tour de Bretagne au sein du peloton et des équipes que tu as fréquenté ?

Ce qui m'a marqué c'est que je n'ai jamais entendu un mot de travers sur le Tour de Bretagne. Je ne vais pas faire long mais il n'y a strictement rien à dire. Tout semble rouler tout seul.

Gino Van Oudenhove aime à dire que le Tour de Bretagne est une « Université du cyclisme » et non une école. Qu'en penses-tu après y avoir participé à 2 reprises ?

Pour ma part, j'ai toujours énormément apprécié de prendre part au Tour de Bretagne. Notamment du fait que son organisation soit juste extraordinaire !! Ainsi que le niveau des coureurs qui composent le plateau et des étapes qui sont juste parfaitement tracées pour les coureurs complets. 

Pour finir, on t'a vu à l'aise sur Le Samyn où il faisait un temps épouvantable (pire que sur les routes bretonnes !). Vers quelles courses sera orientée ta saison ?

Oui c'est vrai, je suis déjà dans une bonne condition après un hiver mitigé suite à mon opération mais comme je le disais plus tôt, maintenant je suis en pleine possession de mes moyens. Je me désigne un petit peu comme un coureur complet. Je pense que je peux aussi bien faire les ardennaises que les flandriennes. Mais cette saison le plan est en toute logique de rouler les classiques ardennaises.

Propos recueillis par Yann Corollou pour tourdebretagne.bzh